Les 10 commandements du père Nono

 

-          Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, sauf si elle a une belle chute de reins.

-          Ton verre d’un coup tu ne videras, sauf si en chantant on te le proposera.

-          De ton corps l’eau tu proscriras, sauf pour le pastis qu’elle alimentera.

-          De bonnes bouffes toujours tu profiteras et de tes flatulences tu les honoreras.

-          Point trop de bricolage tu ne feras, sinon ta bécane de toi s’ennuiera.

-          Ta chère moto tu chériras, sinon Blérancourt tu ne dépasseras

-          Ton planning sera rempli de fiesta, car on le sait, on ne vit qu’une fois.

-          L’ode à l’amitié tu glorifieras, car c’est elle que ton chemin toujours ensoleillera.

-          Le rire toujours tu privilégieras, ainsi dans les bras de Morphée tu t’endormiras.

-          Et enfin le partage dans ta vie fera loi, sauf celui de ta meuf qui n’apprécierait pas. 

Fange cristalline

 

 

Les amas zonent en haut d’une décharge électrique

Sur des lucioles déchargées que les aspics niquent

Un souffle de courant d’ère pré-hystérique

Crée un néant d’air talon métaphysique

 

Quête de bonne heure à saveur de trop tard

En vision de cyclope au fond d’un cendrier

Erige l’aphasie comme unique rempart

A la bouche du dégout d’un futur trait pas né

 

Echappée du cœur d’un tourbillon mots dits

La brise d’une caresse sur un fil harmonique

Ravive une passion sombrée dans un oubli

D’une douce mélodie, fleur de chants magnétiques

 

Une symphonie d’espoir sur les braises de l’envie

Embrase le parcours des illusions taries

Renvoie les certitudes pourrir au fond d’un puit

Et ouvre grand les portes d’un Eden en sursis.

 

 

 

Morpions, espèce en voie de disparition

 

Où est le temps de l’homme de Cro-Magnon ?

Sur qui nous nous reproduisions à foison

Fini le doux temps des belles toisons

Aujourd’hui s’ouvre l’ère de l’épilation

Convoitant et friand des fortes pilosités

Auxquelles nous sommes tous attachés

Toujours prêts à adhérer aux partis

De gauche ou de droite, tous réunis

Jeu de dames pour morts pions

Salon d’esthétique, faiseur de S.D.F de renom

Le baron Bic a mis notre vie sur le fil du rasoir

Une fois passé terminé pour nous l’espoir

Terminé le temps du foin débordant de la charrette

L’expression « à poils » n’a plus de raison d’être

Ce message est le cri du désespoir

Remisez la cire au fond de vos placards.

 

 

PS : Avec un peu de civisme ses vies pourront être sauvées.  Merci

La SPM (Société protectrice des morbacs)

 

 

La moule qui n’avait plus la frite

 

 

 

Sa famille décimée dans une marmite de vin blanc
Ses amis partis en cure à cause de pétroliers dégazant
Il ne restait qu'une moule fatiguée car moulue
Ainsi qu'une vieille coque déprimée car cocu.
Son épouse était passée du coque à l'âne
Et il ne pouvait rivaliser de sa petite sarbacane

Lasse de faire le piquet, la moule décida de s’en détacher

Pour voyager avec ami  coque au gré des marées

Chemin faisant ils aperçurent un petit point blanc

S’en rapprochant, ils découvrirent un haricot flottant

C’était une coquillette tombée des cuisines d’un chalutier

Qui s’était ramollie d’avoir trempé dans l’eau salée

Elle dérivait, flottante depuis des jours, en faisant la moule

Attendant  désespérément qu’un sauveur ne déboule

Experte, la moule à tarte, lui en mis une et la ranima

Puis elle prit sa marinière et l’en enveloppa

But suprême  de la remettre sur les rails de coque

De l’amener à l’âge adulte solide comme roc.

Tout trois, se réfugièrent sur un tourteau parti trop tard

… firent des merveilleux voyages, mais c’est une autre histoire …

 

 

 

 

Moralité :

 

Ce n’est pas parce qu’ils s’ouvrent aux autres

 

Que les coquillages sont en train de crever

 

Et quand dans votre vie l’espoir se vautre

 

Rompez les amarres et prenez goût à solidarité

 

 

The last

 

 

Une ode au dernier verre …

Qui avec un N devient onde mais n’en a pas la texture

Car rare est l’eau que l’on y sert

A moins qu’elle soit de vie faite de fruits trop mures

 

 

Que ce soit de framboises, de mirabelles ou de mûres

Il vous envoie parfois vous prendre la claque dans l’mur

Et votre estomac crie : « arrête moi ces brûlures ».

Et la tête réplique qu’elle patauge dans la sciure.

 

 

Le dernier verre c’est bien sûr aussi celui

Que l’on sert car on n’veut pas s’quitter

Il permet de prolonger la nuit

Et de justifier bien des absurdités.

 

 

On l’appelle aussi « the last »

Et l’on rajoute … for the road

Ce qu’il fait dire peut choquer les oreilles chastes

Ou faire déployer les gorges les plus chaudes

 

 

Et même s’il craint un peu ce foutu dernier verre

Il délie toutes les langues, même si elles sont de bois

Il permet à certains de composer des vers

Aussi simplement qu’un claquement de doigt.

 

 

Il fait oublier un instant que sous les espaces verts

Existe une populas nommée également vers.

Et même s’il fait glisser un peu plus vite sous terre

La satisfaction donnée sur le moment est entière

 

 

Mais faites attention que ce dernier verre

Soit toujours un synonyme de partage

Qu’il ne fasse pas en sorte de vous rendre solitaire

Et vous permette toujours d’écrire de jolies pages.

 

 

Romeliette et Julo

 

Lui, il s’appelle Julo

Né sous X de rhésus O

L’aime bien grimper les bourricots

Et sa passion c’est l’rodéo…

 

Elle, elle s’appelle Roméliette

Sacrée reine des paupiettes

Un père sévère pas une mauviette

Mais s’en tamponne la savonnette

 

A la disco. l’bandit manchot

Dans un pas d’deux sur un paso

S’emmêle pinceaux dans l’paréo

Et vautre la belle dans le piano.

 

Coup d’foudre direct de la poulette

Ca sent l’bruler jusqu’à perpette

Tombe amoureuse des bottes vachette

Et d’s’qu’y’a d’dans jusqu’à la tête.

 

Lui paye un verre mais l’rhum est haut

Il lui dessine la vie d’château

Mais le daron entre dans l’bistrot

Pour faire meugler sa tête de veau.

 

Inscrit sa fille chez les sœurettes

Fini pour elle d’jouer d’la brayette

Juste tirer l’roi dans la galette

Passer sa vie à faire courbette

 

La seule famille de not’ Julo

De l’assistance la vieille Mado

Veut pas l’lâcher l’a trop d’magot

Retraite dorée pour ses vieux os

 

Mais l’amour n’est pas amourette

Rien à battre de la chansonnette

Et au volant d’sa plus belle bête

Porte du couvent explose en miette

 

Rejoint Roméliette en chambrette

S’en suit grand nombre de galipettes

Se r’tirent tous deux dans un cachot

Pour faire overdose d’apéro.

 

Moralité : Faut éviter d’mettre du bourricot dans les paupiettes ou l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ;-))

 

 

 

50 nuances de graisse de vie d’ange

(Nouvelle éroticomique)

 Vincent Dugland, un pacha luthier qui sentait un peu la marée, avait les roupettes en Cale-Sèche depuis que sa bergère s’était fait la malle de Gauthier, il y a de ça des lustres et des lanternes, avec un bookmaker vigneron de Mouton Cadet.

Un beau jour ou peut être une nuit passa au coin d’sa rue une bombas carrossée comme une Lamborghini qu’on aurait lustré au lait maternelle de la sainte vierge. Un miracle venait de se produire. Les deux neurones de notre Vince s’entrechoquèrent et de l’étincelle qui en jaillit, accoucha  d’une pensée lubrique réfractaire qui emménagea dans le studio deux pièces de son caberlot. Une âme de Gauguin venait de naitre lui donnant envie de repeindre le corridor de la belle, au pinceau. Cela lui déclencha une éruption dans le calbute digne de celle qu’avait connue Pompéi à la grande époque des BBQ.

La raie nette de son côté commençait à coasser pour cause de sécheresse génitale attrapée lors de sa traversée de la mer de sable. Voyant la protubérance localisée GPS sous ceinture de notre lascar, ses escalopes se mirent à faire des castagnettes.

Tels deux aimants, un champ magnétique venait de s’installer entre nos désespérés de la brayette. Cela présageait d’un grand moment tel que le fut le documentaire sur l’avortement des crevettes sibériennes à l’époque du rut de l’anaconda… L’heure H et non la préparation, était enfin de mise et les pipelines et autres geysers  allaient être de sortie.

Dugland alpaga la raie nette et la colla le long d’une porte cachère de la rue des rosiers. Sa main glissée sous la mini-jupe taille basse, en s’approchant du string, lui fit penser à un pneumatique qui comme on sait quand on commence à voir la ficelle, c’est qu’on n’est pas loin du trou…

En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire il se retrouva futal sur les pompes à déambuler tel le pingouin s’avançant sur sa banquise à l’heure du casse-croute. S’en suivit un dépoilage hors norme, éjectant les deux melons de leur bonnet E dans un craquement de dentelle entendu jusqu’au Puy en Velay.

La plantureuse étant de naturelle proprette entreprit de s’agenouiller afin d’astiquer le bambou au Miror.

Ce qui s’en suit étant des plus torrides, ma morale légendaire m’impose d’appliquer la censure afin de ne pas heurter les âmes les plus sensibles …

 

La porte couinant comme une truie qu’on égorge ne supporta pas l’assaut des coups de reins et succomba emportant avec elle nos deux tourtereaux dans le tourbillon de l’élan.

Les deux trapézistes  partirent en vrille et la force gravitationnelle aidant, retombèrent sur le sol.

Elle, toucha terre la première, allongée sur le ventre pattes écartées comme pour accueillir un régiment de Sénégalais parti en campagne depuis une décennie.

Lui, dans un demi salto finit sa course plongeant tête première dans l’orifice de la dame situé non loin de l’intestin.

La lourde ne voulant rester en reste s’écroula telle une grosse bouse sur le crâne Dugland, donnant un deuxième effet Kisscool à la pénétration rectomacranienne. Imaginez le tableau … entre le nu artistique et la nature morte.

Ce n’est qu’à l’aide de tir-forts improvisés avec les attaches du porte-jarretelle amarrées au lob des oreilles que Vince put enfin se dégager après s’être entortillé sur lui-même créant ainsi l’effet tire-bouchon.

 

Moralité : point n’est nécessaire de prendre une bonne cuite pour finir avec la tête dans l’cul.